Travaillons à rendre l’assurance plus facile pour tous ; la vie est assez compliquée pour que les assureurs n’en rajoutent pas

Par le 12 février 2018

L’assurance ne fait pas rêver, et s’assurer n’est pour personne une partie de plaisir. Soyons réalistes ; il y a peu de chance pour qu’elle le devienne un jour. Est-ce une raison pour considérer l’assurance comme un mal nécessaire ? Certainement pas ! Commençons par la rendre plus facile et je fais le pari que ce « désamour » disparaitra.

Pour beaucoup de consommateurs, souscrire une assurance est un passage obligé sans aucune valeur ajoutée. La démarche reste perçue comme complexe, fastidieuse, coûteuse. Elle engendre des formalités et des contraintes, renforcées par le fait que c’est souvent lorsqu’il y a sinistre ou problème que l’on fait appel à son assureur. Rien de surprenant dans ce cas à ce que l’assurance soit souvent perçue comme une charge dont on ne voit pas l’intérêt et dont les contours sont tellement flous que l’on n’est même pas sûr d’être bien couvert. Alors subie, l’assurance ?

C’est en partie vrai. D’autant que certaines assurances sont obligatoires pour pouvoir vivre au quotidien ou exercer son activité professionnelle. Pourtant, qu’il s’agisse de son véhicule, de son habitation, de son prêt immobilier, de sa responsabilité en tant qu’entrepreneur… Aucun projet de vie n’est possible sans assurance. S’assurer, c’est se protéger en cas de coup dur. Une protection encore plus nécessaire quand, parce qu’on est fragilisé, on pourrait prendre le risque de ne pas assurer, mettant ainsi en péril sa santé, la sécurité financière de son foyer, ou encore la pérennité de son activité.

On ne peut pas se passer d’assurance. C’est pourquoi chez APRIL, nous nous battons depuis 30 ans pour la rendre réellement accessible à tous les profils de clients : les trop jeunes, les trop vieux, les trop risqués, les trop compliqués. C’est pourquoi nous avons été souvent pionniers, par exemple à proposer une assurance de prêt aux personnes atteintes d’un cancer. Pour cela également que nous sommes parmi les rares acteurs du marché à permettre à un malussé de s’assurer, ou encore que dans notre réseau d’agences, nous proposons des solutions pour assurer les résiliés pour difficulté de paiement. Pour cela encore que nous avons été à l’initiative – il y a plus de 10 ans – de la Fondation Entrepreneurs de la Cité qui propose à des publics fragilisés exclus du système assurantiel classique des solutions de micro-assurance. N’exclure personne de l’assurance au motif qu’il ne rentre pas dans les cases, même si le tarif augmente parce que le risque est « plus sensible », c’est une première réponse de facilité. Oui, dans la société qui est la nôtre, mieux vaut être assuré que courir le risque de ne pas l’être et notre rôle, c’est de trouver des solutions qui répondent à ces besoins parfois spécifiques tout en assurant l’équilibre de nos portefeuilles, au bénéfice de tous.

Nous ne sommes bien sûr pas des magiciens. Etre en capacité d’assurer des profils aussi diversifiés est le fruit d’un savant équilibre. Il nous faut pour cela conjuguer la mutualisation des risques, fondement même du principe de l’assurance, et la personnalisation des offres et des tarifs, de plus en plus plébiscitée par les clients. Mais elle vaut dans les deux sens : si nous adaptons la tarification pour certains segments de clientèle dites « plus à risques », nous sommes aussi en capacité de le faire pour les assurés les plus « responsables », et même prochainement de proposer une tarification adaptée à ce qui est réellement consommé. Cette personnalisation aussi est une évolution vers plus de facilité car elle rend plus explicite la valeur ajoutée de l’assurance.

Au-delà d’offres qui n’excluent aucun public, rendre l’assurance plus facile, c’est aussi faire en sorte que l’expérience de l’assuré, à chaque étape de son parcours – souscription, gestion, et même résiliation – soit réellement fluidifiée pour n’être un frein pour personne. Sur cette question, il nous faut continuer à innover pour bousculer les standards, car la profession dans son ensemble a d’énormes marges de progression : améliorer la lisibilité et la compréhension des conditions générales de ventes, rendre plus explicites les exclusions de garanties, limiter les surcouvertures, simplifier et accélérer les formalités médicales, accompagner nos clients avec toujours plus de transparence et de conseil, qu’il s’agisse de vente directe ou de distribution via nos partenaires courtiers…

Tout cela a l’air de belles intentions ? Non ; c’est la condition de notre pérennité, car c’est la clé d’une relation de confiance souvent malmenée entre le monde de l’assurance et ses bénéficiaires. Bien sûr, nous ne sommes pas exempts de critiques, et nous pouvons toujours nous améliorer pour rendre l’assurance plus facile. Ne nous cachons pas derrière la complexité de notre secteur, de plus en plus réglementé, car rien ne permet de penser que la tendance va s’inverser. Au contraire, considérons ces contraintes comme des challenges et des opportunités. Opportunités pour faire mieux, davantage, autrement et quoiqu’il arrive, toujours au bénéfice de nos clients, pour leur apporter une vraie valeur ajoutée, celle de la facilité.

Le groupe APRIL est tout entier tourné vers cet objectif. En cultivant l’empathie vis-à-vis de nos clients pour tenir compte de leurs nouveaux profils, de leurs attentes, de leurs usages, en restant ouverts sur notre monde et en s’inspirant notamment de ce qu’apportent les nouveaux acteurs du marché comme les insurtechs, nos équipes sont perpétuellement engagées à faire bouger les lignes, à repenser nos solutions. Ce qui nous guide, la volonté de ne laisser personne de côté et la conviction ultime que si on ne peut pas se passer d’assurance, lui apporter de la facilité est la moindre des choses, car la vie est parfois assez compliquée pour que les assureurs n’en rajoutent pas.